Vendredi 13 novembre 20h30
RENCONTRE-DEBAT AU KIOSK :
Rencontre avec des militants de Tel-Aviv et discussion autour de l’information et des médias alternatifs et indépendants.
Aujourd’hui Tel-Aviv a 100 ans nous dit-on. Cette annonce est répercutée par la municipalité de Toulouse, jumelée avec la capitale de l’état d’Israël depuis 1962. Tel-Aviv, inscrite en 2003 au patrimoine mondial de l’humanité ; que nous pouvons « lire comme un lieu d’ancrage des idéologies du 20ème siècle européen au Proche-Orient » ; qui, « d’un quartier de Jaffa », « est devenue la vitrine des tendances du mouvement moderne en architecture en entrant de plain-pied dans l’Histoire » (Caroline Rozenholc, EchoGéo, Numéro 8, 2009). Tel-Aviv, capitale vitrine, alors que les centres de décision de la politique de l’Etat d’Israël sont à Jérusalem. Mais que signifie « d’un quartier de Jaffa » ? Que Jaffa était la plus grande ville de la Palestine historique dans les années du Mandat britannique. C’était l’épicentre de l’économie palestinienne, en lien avec les centres commerciaux les plus importants de la côte méditerranéenne et du continent européen et c’était aussi la capitale culturelle de la Palestine.
Face aux commémorations officielles, à Toulouse et ailleurs, un collectif toulousain a décidé d’inviter, au Kiosk et ailleurs dans la ville (programme complet à venir), des militants, habitants de Tel-Aviv, représentants un autre discours, une autre voix que le discours de l’Etat israélien.
Liste des associations invitées :
Sadaka-Reut : association d’éducation populaire basée à Jaffa, qui travaille au changement politique et social en Israël par la promotion d’une société binationale, multi-culturelle.
Mahapach-Taghir : mahapach-taghir.org, association juive et arabe s’attachant particulièrement à la place des femmes dans la société israélienne
Hithabrut-Tarabut :mouvement politique engagé dans les dernières élections municipales à Tel Aviv dont le but est de lier les problèmes politiques et sociaux des Palestiniens de 1948 et 1967, les questions des travailleurs étrangers avec celles des Juifs orientaux, les questions de genre, les problèmes d’éducation.
Zochrot : association pour la reconnaissance de la Nakba par l’Etat d’Israël, par un travail de mémoire avec les Palestiniens expulsés.